Pow-Wow

Pow-Wow

  • Histoire de l’origine du pow-wow
    A l’origine, le Pow-Wow avait une signification sociale. Les Indiens vivaient en petites bandes nomades pour économiser les ressources naturelles. L’été venu, les différentes tribus se retrouvaient lors d’un grand rassemblement : les chefs réglaient les affaires tribales et de nombreuses unions étaient contractées. La Danse du Soleil, les parrainages, l’attribution de noms indiens étaient autant de rituels célébrés à cette occasion.
    Aujourd’hui encore et plus que jamais puisque c’est une façon de renouer avec ces traditions, des Pow-Wow se déroulent tous les week-ends, soit aux Etats-Unis, soit au Canada. Ils peuvent être à caractère tribal ou intertribal.
    Aux premières résonnances du tambour, tous les regards se portent vers l’est de l’arène de danse. Des hommes vêtus de magnifiques habits entrent fiers et dignes : le premier portant une grande crosse à laquelle pendent des plumes d’aigle, les autres arborant des drapeaux. Ils sont suivis d’une longue file de danseurs hommes et femmes présentant toute une variété de costumes. Le pow-wow débute réellement lorsque tous les danseurs sont entrés dans l’arène et que le tambour, qui n’a cessé de jouer s’arrête. S’avance alors le « maître de cérémonie » pour une longue prière en langue indienne. Le tambour entonne un autre chant : Le « Flag Song », le chant national des peuples d’Amérique du Nord, la crosse avec les plumes d’aigles étant leur drapeau. Il peut-être étonnant de constater la présence du drapeau américain… En fait : Il, le peuple Lakota s’est approprié ce drapeau en gagnant la bataille de Little Big Horn contre le colonel Custer. Depuis ce jour les indiens considèrent que le « Stars ans Stripes »  leur appartient légitimement*.
    Durant deux heures au son du tambour (et des chants), les danseurs pénètrent dans l’arène portant les costumes traditionnels (régalias).
    • Histoire de notre wow-wow
      Septembre 1998, sur les bords du lac Léman tout est prêt pour accueillir nos invités. Ce sera un pow-wow traditionnel. Tous les participants (sans aucune exception) sont tous des natifs amérindiens. C’est avec l’accord des chefs des tribus présentes et celui du Conseil international des traités indiens (I.I.T.C) que ce premier pow-wow est organisé.
      Le Succès est à la hauteur de nos attentes, nos invités et le public sont ravis.
      Une des danseuses Nisga’a nous avouera « Je ne voulais pas venir, je n‘ai pas confiance dans la parole des blancs. Aujourd’hui j’ai découvert des blancs qui nous ressemblent. Les larmes que vous voyez sur mes joues sont des larmes de joie et de gratitude »
      Dans l’intimité de l’association, pendant la soirée d’au revoir, les chants et les tambours se sont succédé. Les pipes cérémonielles sont sorties des sacs des porteurs de pipes, et la fumée sacrée a créée un pont spirituel entre les autochtones et Four WINDS.

C’est l’Assemblée générale des Nations Unies qui a proclamé l’année 2010, Année internationale du rapprochement des cultures et a désigné l’UNESCO pour jouer le rôle de chef de file dans sa célébration, mettant à profit une expérience précieuse de plus de 60 ans en faveur de la « connaissance et de la compréhension mutuelle des nations ».
C’est pour cet objectif commun que le POW WOW « Danse avec la Loue » figure désormais sur la liste nationale du rapprochement des cultures.
Le pow-wow attire un public de plus en plus nombreux. En 2015 nous avons accueilli plus de 15.000 personnes.
Echanges et Conférences
Depuis la création de notre association (Four Winds), les évènements que nous avons réalisés ont toujours été, pour tous, des instants inoubliables d’exploration et des rencontres privilégiées avec les Premières Nations d’Amérique, et… une incroyable possibilité d’échange.
Lors de nos rencontres nous avons toujours laissé beaucoup de temps à nos invités pour qu’ils puissent nous faire-part de leurs vies passées et de leurs visions du futur. Une attention toute particulière est portée sur les revendications multiples des Premières Nations qui visent d’une part la préservation de la biodiversité et d’autre part le respect de leurs droits ancestraux. Leurs souhaits sont simplement de ne plus faire l’objet de discrimination et de participer pleinement à toutes les décisions qui les concernent. Ils ne demandent rien de plus que ce qui leur a été accordé par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, lors de l’Assemblée générale du 13 septembre 2007.