Programme Marche avec la Loue.

Programme Marche avec la Loue.

« MARCHE AVEC LA LOUE »

14, 15 et 16 juin 2019

Cette belle rivière est une rivière mythique. Autrefois baptisée la louve par les anciens car elle pouvait devenir très rugissante suite aux fortes précipitations, elle est devenue « la loue » nom beaucoup plus sage. Elle a inspiré les plus beaux tableaux du peintre Courbet (dont la ville d’Ornans fête cette année le bicentenaire de sa naissance), et a fait venir les plus fins pêcheurs à la truite du monde entier. Malgré beaucoup d’attention sa santé est loin d’être bonne.

La lutte pour la protection de l’eau est mondiale comme doit être la liberté de vivre sur les terres de ses ancêtres avec dignité et sécurité. Pour nos amis amérindiens c’est depuis l’arrivée des blancs une longue histoire de guerres, de massacres, de traités rompus, et aujourd’hui de dégradations de l’environnement, en particulier de l’eau.

Par cette marche symbolique nous voulons soutenir les autochtones américains et leur offrir l’occasion de nous expliquer ce qu’ils vivent et ce qu’ils souhaitent pour leurs peuples.

Nous désirons également sensibiliser un large public à la pollution de nos propres rivières, aux écosystèmes menacés, et aux moyens de prévention insuffisants mis en œuvre.

Nous souhaitons au public qui nous accompagnera dans cette marche de vivre avec nous, le temps d’un long week-end des moments inoubliables.

Nous avons tous un rôle à jouer dans la sauvegarde de la planète et la préservation de l’environnement.

LA MARCHE DE LA LOUE, est une occasion belle et unique pour un déclic qui pourrait nous amener vers un monde meilleur, vers notre propre santé physique et mentale.

Nos amis amérindiens venus spécialement à cette occasion ne tiendront aucun discours politique, pas plus que religieux. Ils nous parlerons de désir de liberté, d’égalité, de fraternité, d’unité dans la diversité et de futur pour les sept générations à venir

Puissions-nous marcher avec eux dans la beauté.

Association Four WINDS

PROGRAMME:

Vendredi 14 juin

Point de ralliement à Ouhans 25 520 pour la première journée de marche (voir topo ci-dessous).

Source de la loue.

Accueil du public à 14 h 30, et explications sur l’évènement.

Le retour des porteuses d’eau. Deux porteuses d’eau vont franchir cette année l’océan atlantique pour tenter de convaincre les habitants de notre vallée que l’eau, c’est la vie et qu’il faut la respecter. Une évidence que l’on a tous tendance à oublier. En Amérique des Amérindiennes « porteuses d’eau » cheminent dans le but de sauver les cours d’eau victimes de la pollution. La porteuse d’eau prélève à la source du fleuve ou de la rivière de l’eau dans une cruche puis marche le long de la rivière pour la déposer à plusieurs kilomètres du point de départ et purifier ainsi le cours d’eau. Nos invitées « gardiennes de l’eau » œuvrent selon les traditions de leur peuple.

La petite Jana qui a pris soin (symboliquement) de la Loue depuis notre dernière marche en 2017 confiera la mission à nos deux amies venues spécialement réitérer les messages de nos premières porteuses d’eau.

Présentation des « Porteuses d’eau » – Cérémonie d’ouverture de la Marche.

La marche de 5.5 km n’est pas difficile pour tous ceux habitués à marcher sur des sentiers de montagne. Pour les autres il est conseillé de participer au départ et de retrouver tous le monde à :

17 h 00 – Cascade du Syratu à Moutiers.

Samedi 15 juin

Après midi dès 14 h 30 Accueil du Public au Centre d’Animation et de Loisir d’Ornans sur la D67 (contournement d’Ornans).

Expositions (Entrée libre) :

 De Christophe Colomb à nos jours » (4 Winds).

500 ans de colonisation au prix de dizaines de millions de morts

Les nations indiennes ont été décimées presque en totalité en quatre siècles par la civilisation européenne. C’est le triste constat que chacun peut faire.

Comment en est-on arrivé à cette extrémité ? Qui étaient ces amérindiens et leurs origines ? En 60 panneaux vous découvrirez leur histoire illustrée par un choix d’images et de textes.

« Pour bien comprendre le destin abrupt de la de la race indienne, il faut tenir compte du fait que cette race a vécu pendant des millénaires dans une sorte de paradis illimité ; les Indiens de l’Ouest s’y trouvaient encore au début du XIXe siècle.

Ce fut un paradis rude, certes, mais offrant une ambiance grandiose à caractère sacré …

La fascinante combinaison de l’héroïcité combative et stoïque et de l‘allure sacerdotale conférait à l‘ Indien des Plaines et des Forêts une sorte de majesté à la fois aquiline et solaire, d’où cette beauté puissamment originale et irremplaçable qui s‘ attache à l‘ homme rouge et contribue à son prestige de guerrier et de martyr ».

Frithjof Schuon (1907 -1998), écrivain et poète, métaphysicien Suisse, grand ami de James Red Cloud, Thomas Yellowtail et Benjamin Black Elk.

Photos du pow-wow « Danse avec la Loue » (Four WINDS)

Organisé en partenariat avec la ville d’Ornans, l’association Four Winds, dont le but est de faire connaître et reconnaître les peuples premiers des Amériques, présente un événement exceptionnel (reconnu en 2015 par l’UNESCO) dans le but de multiplier les échanges entre les autochtones américains et les habitants de la vallée de la Loue.

Survol de l’histoire des Amérindiens

Les nations indiennesont été décimées presque en totalité en quatre siècles par la civilisation européenne . C’est le triste constat que chacun peut faire. Comment en est-on arrivé à cette extrémité. Qui étaient ces amérindiens et leurs origines ? Voici un (trop) bref survol de leur histoire, illustrée par un choix d’images et de textes.
« Si vous les hommes blancs, n’étiez jamais venu ici, ce pays serait encore tel qu’il était autrefois. Tout y aurait conservé sa pureté originelle. Vous l’avez qualifié de sauvage, mais en réalité il ne l’était pas, il était libre. Les animaux ne sont pas sauvages, ils sont seulement libres. Nous aussi l’étions avant votre arrivée. Vous nous avez traités de sauvages, vous nous avez appelés barbares, non civilisés. Mais nous étions seulement LIBRES!! » Léon Shenandoah, chef indien iroquois Le message des Amérindiens est souvent une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de « l’esprit qui est en toute chose».

Une merveilleuse façon pour découvrir ou comprendre une autre culture et ses valeurs.

Exposition photographique de Dominique Moreau sur l’eau

Quand l’eau devient une œuvre d’art. L’exposition regroupe des photographies époustouflantes. L’eau comme seul le regard d’une photographe peut la capter. L’eau est à elle seule un tableau.

L’exposition est déjà passée par le musée de l’Orangerie à Paris. « L’eau de là » et à la la Maison de la Réserve de Labergement-Sainte-Marie dans le Haut-Doubs.

Conférences : Entrée libre

14 h 45 – Bienvenu – Introduction

 – 15 h 00Conférence avec Pascal Reilé, hydrogéologue.
D’où viennent les eaux de la Loue ?

En 1901, la distillerie Pernod de Pontarlier prend feu. Pour éviter la propagation de l’incendie, 470 m3 d’absinthe stockés dans des cuves sont déversés dans un puits perdu situé dans la cour de l’usine. 48 heures plus tard, les habitants de la Vallée de la Loue se réveillent dans une forte odeur anisée. La preuve est établie de la liaison souterraine entre la source de la Loue et la vallée du Doubs du secteur de Pontarlier. Par la suite, des expériences de coloration à la fluorescéine vont le confirmer et montrer la complexité du réseau d’alimentation de la Loue et du Lison. C’est cette histoire que va nous raconter Pascal Reilé, originaire d’Ornans, hydrogéologue et spéléologue, spécialiste des expériences de traçage des eaux souterraines. Après la sècheresse sévère de l’été et l’automne 2018, son cabinet d’hydrogéologie a procédé à de nouvelles expériences de coloration qui apportent des données inédites. Mais il reste encore des mystères, les réseaux karstiques fonctionnent comme des sortes de boîtes noires : on connaît les entrées et les sorties mais il faut interpréter ce qui se passe dans les profondeurs des roches. Les explications scientifiques de Pascal Reilé seront illustrées de cartes, de photos et de schémas et seront accessibles à tous.

Réponse aux questions du public.

16 h 00Conférence avec Marc Goux, animateur du Collectif « SOS Loue et Rivières comtoises ».

Au chevet de la Loue ou comment sauver cette rivière emblématique ?

En 2010 et 2011, des mortalités anormales de truites et d’ombres ont été constatées dans la Loue. Des pêcheurs, des militants de l’environnement et de simples citoyens s’en sont émus. Dans les années 60 et 70, cette rivière emblématique était encore le rendez-vous des pêcheurs à la mouche du monde entier et c’était une des activités principales du tourisme de la Vallée de la Loue. Depuis cette période faste, les choses ont bien changé et la situation de Loue s’est fortement détériorée. Les élus et l’Etat ont décidé aussi de réagir et en octobre 2012, des Assises de la Loue ont été organisées en commun, à Ornans, par les services de la Préfecture et du Conseil Général du Doubs, d’abord pour faire le point sur la situation de la rivière et ensuite pour renforcer la coordination des actions entreprises pour restaurer la qualité de son eau. Marc Goux, animateur du Collectif SOS Loue et Rivières Comtoises, pêcheur et passionné depuis plusieurs décennies par la question de la protection des rivières, des milieux humides et des eaux souterraines, va faire le point sur ce dossier complexe. Il va nous expliquer les différentes causes de la dégradation de la situation : les pollutions d’origine diverse (assainissement, agriculture, industrie, traitement du bois…) , la croissance démographique, l’intensification agricole, le réchauffement climatique … Mais le conférencier va aussi esquisser des pistes pour le rétablissement de l’état de santé de la Loue et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a urgence.

Réponse aux questions du public

17 h 00 Entracte

17 h 15 « L’eau est partout » Des gestes concrets et simples pour la protéger dans notre quotidien (Cécile Maitre)

18 h 00Année internationale des langues autochtones

Il est essentiel pour les autochtones de conserver leurs langues, aujourd’hui en danger. La survie de leurs cultures dépend de celle de leurs langues.

« Les Nations Unies ont déclaré 2019 Année des langues autochtones (IY2019) afin de sensibiliser le public à celles-ci, non seulement pour que ce soit profitable aux personnes qui parlent ces langues, mais également pour que les autres puissent apprécier leur importante contribution à la riche diversité culturelle de notre monde »

18 h 30 Table ronde / et maintenant ?

+ Stands « artisanat » et « information Four WINDS » + Buvette (sans alcool).

Les horaires sont donnés à titre indicatif. Pour des raisons indépendantes de notre volonté ils peuvent être décalés.

De 19 h 30 à 21 h 00 REPAS avec nos invités amérindiens.

Menu:

  • Soupe au potiron
  • Carry de boeuf au Massale.
  • Riz Créole
  • Tarte maison
  • Café
  • Le repas est préparé par le restaurant « La Fontaine » à Montgesoye »

Pendant les 3 jours de la marche le restaurant « La Fontaine » vous proposera une cuisine conviviale d’inspiration créole ou locale.

SOIREE SPECIALE

21 h 00 – Accueil – Introduction

21 h 15 – Interventions de nos deux porteuses d’eau

Elles s’appellent

Jacinthe Connolly (Uapukun; qui veut dire Fleur)

Elle est la fille d’Henri, sculpteur sur bois (autodidacte), et de Marie, couturière (artisane hors pair). Elle est traditionaliste. Après des années difficiles elle retourne aux études et obtient en 1996 son Diplôme en « Éducation Spécialisée ». Elle travaille en milieu Autochtone avec des : Centre Jeunesse, Écoles primaire et secondaire, Centre de réadaptation pour alcoolique et toxicomanes, Maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et depuis les 10 dernières années elle soutient les anciens élèves des Pensionnats Indiens ainsi que leurs familles.

Son mode de vie tourné vers le spirituel et traditionnel lui a permis de retrouver son identité de femme autochtone. Au-delà de son parcours parmi les moins favorisés elle s’efforce à semer de «bonnes graines identitaires».

Conférencière à ses heures, elle est également créatrice de ponts interculturels dans l’espoir de construire un Monde meilleur.

Sur ce point elle rejoint notre association et son pont entre deux mondes.

Carine Valin (Ishkueu mikuan peik umeshkenam (qui veut dire la femme à la plume d’un seul chemin)

Elle vit à Mashteuiatsh (La pointe qui avance) qui est située au bord du Pekuakami (lac peu profond) appelé aussi Lac-Saint-Jean. Elle est issue d’une famille de neuf enfants et née en territoire Innu qui est une des onze Premières Nations du Québec. Fille d’une famille Crie du lac Mistissini et Innu de la base Côte-Nord. Elle fait partie du clan des Kak&Chaks.

Elle a hérité des connaissances, de la persévérance et des savoirs traditionnels et spirituels de sa mère et ses grands-mères.

Elle parcourt le territoire ancestral avec son chasseur cueilleur afin de nourrir et soigner de façon traditionnelle sa famille et son peuple. Ce mode de vie lui permet de se ressourcer et de transmettre ses connaissances culturelles. Dès le début de sa retraite, elle compte retourner vivre en forêt.

Elle a travaillé plus de vingt ans auprès des gens en situation de difficultés et maintenant, elle est au service de sa culture et sa langue. Elle pratique des cérémonies depuis l’âge de 13 ans.

Elle est mère de quatre enfants et grand-mère de trois petites princesses. Elle travaille sans cesse à l’héritage qu’elle laissera à sa génération future.

Elles appartiennent toutes les deux à la Nation INNU.

Les Innus ou Montagnais sont un peuple amérindien originaire de l’Est de la péninsule du Québec-Labrador, plus précisément des régions de la Côte-Nord et du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Leur population de plus de 20.000 membres est la deuxième population autochtone du Québec.

Comme pour tous les peuples amérindiens la vie spirituelle des Innu repose sur d’étroits liens avec la nature. Toute chose, toute personne s’inscrit dans un cycle perpétuel de la naissance à la mort. Au-delà du monde physique, le monde des rêves est pour eux d’une importance capitale et influence considérablement tous les aspects de leur vie quotidienne. Leurs décisions sont toujours prises en fonction des messages reçus par les songes.

Leur langue l’Innu-aimun est une langue polysynthétique. … Bien qu’elle soit parlée par environ 11 000 personnes, elle est menacée d’extinction.

22 h 00 – Concert de flûte

Raza Inca, Luis et César Cordova, musiques Ancestrales des Andes.

Ils appartiennent à la communauté kechwa, dont les origines remontent aux Incas. C’est par leur musique qu’ils partagent leurs histoires et leurs émotions.

23 h 00 – Cérémonie de clôture (de la journée)

La terre, l’air, l’eau et le feu sont les quatre éléments nécessaires à la vie. Depuis la nuit des temps l’homme se trouvait en contact avec les 3 premiers. C’est Tatewari (Grand Père Feu) qui fit don au Huichol de la lumière et de la chaleur. C’est le plus précieux des cadeaux en provenance des dieux. Depuis toujours les peuples de la « Sierra Madre Occidentale » font des prières pour remercier Tatewari et lui demander d’être purifié et protégé. Ces cérémonies sous la conduite des Marakamés (chamanes) peuvent durer 4 nuits.

Le feu confère aux Huichols les visions et la connaissance sacrée du monde spirituel. Lors de la soirée du 15 juin, dans le silence de la nuit, ces prières seront destinées à purifier les personnes qui y assisteront. Cette célébration exceptionnelle sera exécutée par Manu Tlaloc.

Manu Tlaloc est un Curandero (Homme Médecine) mexicain d’origine Purépechas. Les Purépechas sont un peuple amérindien originaire du Michoacán. A l’époque précolombienne postclassique, ils avaient fondé depuis leur capitale Tzintzuntzan le second plus vaste et plus puissant empire de Mésoamérique, derrière l’empire aztèque. Il est membre du Conseil du Cercle de Sagesse de l’Union des Traditions Ancestrales. Il fait également partie du «Collège de Chamanisme Ancestral» qui a son siège à Paris, France.

L’eau et le feu sont bien sûr deux éléments très différents… mais ils ont en commun d’être tous les deux des énergies « vitales » et « purifiantes ».

Le feu et l’eau, sont aussi complémentaires, et peuvent donc tous les deux, être des facteurs de transformation… et de régénération. Et ils sont tous les deux indispensables à la vie.

Dimanche 16 juin
Point de ralliement : Pont de Montgesoye

 Accueil du public à 14 h 30.

La marche ne présente aucune difficulté et est possible par toute personne capable de parcourir 5 km.
16 h 15 – Arrêt au Totem (Nautiloue à l’entrée Est de la ville d’Ornans) : Prières de remerciements.

Totem : rappelons que ce totem est un cadeau des nations indiennes au gens de la vallée d’Ornans afin de marquer l’amitié qui lie désormais nos peuples.

17 h 00 – Passerelle d’Ornans – Remise de l’eau prise à la source

« Prières et invocation à l’eau »

Ô eau, Le long de tes méandres étroits, Là ou tu frappes le plus fort Là où tu t’enroules le plus, Là où tu t’adoucis Entre les mousses suintantes, Fait que chaque impureté qui nous entrave soit balayée.

CONDITIONS D’INSCRIPTION POUR LE REPAS et La SOIREE SPECIALE du SAMEDI SOIR.

Le repas du samedi (incluant la soirée spéciale) est de 25 euros par personne.
Inscription obligatoire (places limitées) par e-mail comprenant vos coordonnées complètes et le nombre de participant(s), à association_4winds@yahoo.fr
Délai d’inscription et de paiement : au plus tard le samedi 9 juin 2019.

Paiement: par chèque à envoyer à Four Winds Christian Larqué 21 rue la Gare 25840 VUILLAFANS.

Pour la Suisse vous recevrez en retour les informations utiles et la marche à suivre pour votre paiement.

L’entrée pour la soirée spéciale sans repas est de 10 euros. Les billets seront en vente au stand Four WINDS.