Pour mieux comprendre

Pour mieux comprendre

Après les interdictions des gouvernements (USA et CANADA) a toute pratique religieuse, et les conversions menées par les églises (de toutes sortes) recourant à la contrainte plus ou moins brutale le retour de l’ « indianité » au début de ce troisième millénaire est évident.

Si beaucoup d’autochtones ont quitté les réserves pour partager avec les blancs les vertus du capitalisme, nombreux sont ceux qui se préoccupent de protéger leur environnement de l’avidité occidentale et qui cherchent à conserver leur patrimoine et leurs croyances ancestrales.

Depuis les évènements marquants de Standing Rock (Devant les manifestations des Sioux contre le projet d’oléoduc de presque 1 900 km, qui devrait permettre de transporter près de 500.000 barils de pétrole de schiste par jour en traversant leurs terres et leurs sites sacrés, l’administration Obama avait rejeté le tracé polémique. Donald Trump qui est actionnaire, comme nos banques, de l’entreprise chargée du projet a décidé de le remettre en route) nous savons que les nations amérindiennes doivent se battre pour préserver leurs sites sacrés et leurs lieux de culte. Ils doivent aussi faire preuve d’une vigilance et d’une détermination constante pour conserver les symboles majeurs de leur existence spirituelle.

Nous avons vu que le symbole du cercle tient une place primordiale dans les croyances amérindiennes. Les hommes et les femmes, expressions individuelles des forces du monde, se meuvent et se nourrissent dans la vie par un mouvement circulaire ou en spirale ininterrompu. Ce cercle est souvent désigné comme la roue-médecine.

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Chaque chose dans l’existence est reliée aux autres choses. Tout est « Vivant » (animaux, arbres, plantes, pierres, … le vent,). Toute chose a une « Mission » et est chargée de « Pouvoirs ». La vie est un « Acte Sacré ».

Les Amérindiens ont la conviction d’être reliés spirituellement au Créateur et à l’esprit du monde et ne conçoivent leur culture que fondée sur la Spiritualité. En fait leur vie toute entière est structurée par des coutumes et des règles de conduite. A tout moment ils doivent rendre hommage aux puissances surnaturelles et respecter la nature qui les entoure. Leur monde n’est pas inanimé, il vit, il agit. Un arbre n’est pas seulement une forme végétale, l’Indien voit derrière lui une puissance appartenant comme lui à l’ordre naturel de l’univers.

Pour l’Amérindien la Nature est son temple, sa bible. Les mythes sont sa théologie. Ils sont considérés comme l’incarnation des vérités sacrées de son peuple. Les mythes définissent le lien spécial qui le lie à la terre et lui démontre qu’il n’est pas seulement né de la Terre Mère, mais aussi pour la Terre Mère.
A ses yeux les montagnes, les lacs, les rivières, les sources, les vallées et les bois sont d’une parfaite beauté. Les vents, la pluie, la neige, le soleil, le jour, la nuit, la ronde des saisons sont des objets de fascination infinie. Les oiseaux, les insectes, et les animaux emplissent le monde d’une connaissance qui défit la compréhension du simple humain.

Il est donc normal que le Pow Wow profondément ancré dans les traditions (religieuses) des Premières Nations soit régi par de nombreux protocoles.

Le respect de ces traditions et de ces protocoles requièrent une compréhension de base. Les quelques recommandations ci-dessous devraient vous éviter de faire des erreurs qui pourraient être irrespectueuses et mieux se comporter.

Durant un Pow Wow, boissons alcooliques et stupéfiants sont formellement interdits sur le site. Les animaux de compagnie, (les chiens en particulier) ne sont pas permis particulièrement à proximité de l’arène de danse et du feu sacré. Les spectateurs doivent s’habiller décemment et avec respect, comme il se doit lors d’une cérémonie.
Les danseurs et les autres participants traditionnels sont vêtus de Régalias. Vous ne devez pas les toucher, et surtout pas toucher aux plumes d’aigle qui pour les Premières Nations, sont sacrées.
Si une plume d’aigle vient à se détacher du Régalia d’un danseur et tomber au sol, vous ne devez ni ramasser ni toucher la plume. Le pow-wow est généralement interrompu jusqu’à ce que la plume puisse être récupérée de façon appropriée par un homme-medecine. Il est impératif de se tenir debout (dans la mesure du possible) et de se décoiffer lors des cérémonies d’ouverture et de fermeture, ainsi que durant certains chants cérémoniaux.
Tout au long du pow-wow écoutez attentivement les annonces du maître de cérémonie (MC). Il explique en détail ce que le chant, la danse ou la cérémonie signifie. Il vous dira quand il ne vous sera pas possible de photographier ou de filmer. Il vous informera aussi de la possibilité de rentrer dans l’arène pour vous joindre aux danseurs (lors des danses sociales).

Il est permis de prendre des photographies lors des danses traditionnelles sans demander la permission au préalable, mais sans mettre le pied dans le cercle de danse. Si vous désirez prendre une photographie d’un danseur en particulier, il est recommandé lors de la demande de lui offrir un peu de tabac (cette offrande peut être faite dans un bout de tissu appelé offrande ou « tobacco tie »). Ne soyez pas gêné de vous adresser aux danseurs, sans être trop insistant, voire envahissant. Ils sont généralement très heureux (et fiers) de répondre à vos questions.

Règle du jeu en main, vous allez vous plonger dans une expérience unique en son genre à vivre au moins une fois dans sa vie! Une belle façon de faire un fabuleux voyage en terre amérindienne.
Souvenir inoubliable garanti.