Nations du Québec

Nations du Québec

Les amérindiens du Québec seront bien représentés à notre pow-wow 2018.

Ce sont les premiers habitants du territoire. Ils se composent de onze nations distinctes par l’ethnie, la langue, la culture et l’histoire : Abenaki, Algonquin, Attikamekw, Cri, Huron (ou Wendats), Malecite, Naskapi, Micmac, Innu (ou Montagnais) Mohawk. Ils appartiennent à deux familles linguistiques : les langues algonquiennes, et iroquoiennes. Les autochtones québécois sont politiquement et collectivement représentés par l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL).

Nous aurons des représentants de :

La nation Mohawk (Kanien’kehá:ka), est l’un des principaux groupes autochtones du Québec. On les retrouve dans les communautés d’Akwesasne, de Kahnawake et Kanesatake. Les Mohawks sont également présents en Ontario et dans l’état de New York.

Dans l’histoire de l’Amérique, la nation mohawk a toujours été considérée comme une terrifiante puissance guerrière, souvent en conflit avec d’autres nations. En 1570 elle forme avec quatre autres tribus la confédération Iroquoise (ligue des cinq nations qui deviendra 6 en 1722 : Mohawk, Onondega, Seneca, Oneida, Cayuga, et Tuscarora). En 1649 Les Mohawks furent près de détruire la nation huronne toute entière. Pendant les guerres franco-anglaises qui secouent la nouvelle France les Mohawks s’allient aux Britanniques. En 1701, un traité signé à Montréal les engage à demeurer neutres dans les conflits entre Français et Anglais. Elle était alors l’entité politique la plus puissante en Amérique du Nord.

L’organisation sociale est matrilinéaire et matrilocale : c’est la mère qui détermine le lignage, et ce sont les femmes qui possèdent la terre. Après son mariage, l’homme emménage chez son épouse, et ses enfants deviennent membres du clan de la mère. Ce sont les femmes qui choisissent également les chefs de clan.

Les mohawk étaient essentiellement agriculteurs , les haricots, les courges et le maïs la base de leur alimentation. La chasse, la pêche et la cueillette ne représentaient qu’une nourriture complémentaire.

Leur habitat était la « maison longue » considérée par les ethnologues comme la plus ancienne forme de structure permanente. D’une longueur de 100 mètres (large de 5 à 7 mètres) elle logeait une vingtaine de familles.

Qui étaient les plus civilisés ?

« Liberté, égalité, fraternité », sans avoir jamais été écrits étaient les principes fondamentaux de la confédération Iroquoise. Benjamin Franklin, l’un des Pères Fondateurs, était un ami du peuple iroquois. Face aux guerres fratricides entre les 13 colonies, il demanda aux chefs Iroquois de lui traduire leur constitution, qui servit de base et d’inspiration à la confédération américaine.

La Nation Innu

La Côte-Nord du Québec serait peuplée depuis le retrait des glaciers il ya bientôt 10.000 ans. Diverses cultures se seraient succédé avant de faire place aux Innu. Ce sont des pêcheurs Basques qui au début du 16e siècle établiront les premiers contacts avec eux. À l’époque, ils vivent de cueillette, de chasse et de pêche. Au fil du temps de plus en plus d’Européens font leur apparition sur leurs territoires pour faire le commerce des fourrures.

La nation Innu, qui compte aujourd’hui près de 20.000 membres, est la deuxième, Nation du Québec. Sept des neuf villages Innu sont établis sur la Côte-Nord, les deux autres étant situés au Lac-SaintJean. La langue Innu (langue Algonquienne) est toujours parlée par la grande majorité.

Leurs traditions ont été conservées. Depuis trente ans environ ils rajoutent à leur culture des cérémonies venues des amérindiens des plaines et participent aux pow-wows.

Les communautés Innu sont très différentes les unes des autres, tant par leur situation géographique que par leur développement socioéconomique. Les principales activités économiques comprennent les commerces, les entreprises, les pourvoiries, ainsi que les activités liées à la chasse, à la pêche traditionnelle et à la pêche commerciale (rivières à saumon). Les Innus et le gouvernement du Québec n’épargnent aucun effort pour améliorer la situation socioéconomique des communautés.

La Nation Attikamekw

Les Attikamekw, appelés Têtes-de-Boule (péjoratif) par les colons français sont un peuple autochtone du Canada. Ils vivent dans la vallée de la rivière Saint-Maurice, sur un territoire grand comme 2 fois la Suisse qu’ils nomment « Nitaskinan « (signifiant « Notre terre »). Ils ont déclaré unilatéralement leur souveraineté en 2014. Ils sont sur 3 villages : Manawan, Opitciwan et Wemotaci, regroupés sous le Conseil de la Nation Atikamekw basé à La Tuque. L’accès à leurs villages est assez difficile ce qui les protège des touristes.

Ensemble, ils représentent 8.000 membres. Ils parlent l’Attikameks, une langue de la famille linguistique algonquienne proche mais différente du cri. Toujours utilisée quotidiennement de nos jours, faisant de celle-ci l’une des langues autochtones les moins menacées d’extinction.

Traditionnellement, ils pratiquent la pêche, la chasse et la cueillette. Historiquement, ils sont alliés avec les Innu depuis toujours.

La Nation Huron (Wendats)

Depuis toujours, les Huron-Wendats ont occupé l’estuaire et la vallée du Saint-Laurent jusqu’à la région des Grands Lacs. Aujourd’hui Wendake est leur seule communauté. C’est le Grand Chef Donnacona qui a accueilli, à Stadaconé, l’explorateur Jacques Cartier lors de son périple à la recherche des Indes, dans les années 1530.

Bien avant l’arrivée des Français dans la région les Huron se battaient contre leurs cousins les Iroquois (qui partagent une langue de la même famille linguistique). L’alliance franco-Wendats et les alliances formées par les Iroquois avec les Britanniques, imbriquèrent cette guerre à celle des puissances colonisatrices. Les Iroquois massacrèrent les Wendats. Un groupe d’environ 300 Wendats catholiques se réfugia près de la ville de Québec après la dispersion de leur peuple par les Iroquois. Leurs descendants y vivent dans la réserve indienne de Wendake, aussi appelé le « Village Huron », à Loretteville.

Les 3 000 Hurons-Wendats qui habitent Loretteville sont, pour la majorité, catholiques et parlent français. Ils sont connus depuis longtemps pour leur production d’artisanat et d’objets traditionnels, notamment les mocassins et les raquettes de babiche.

Oné Onti (Max Gros-Louis) né à Wendake en 1931, grand chef de la nation Huronne-Wendats (par intermittence ) de 1964 à 2008 est un homme politique surtout connu pour ses engagements voués à la culture et aux droits amérindiens (il sera à la tête de l’Association des Indiens du Québec; directeur du Conseil international indien ; représentant des Indiens du Québec pour les conférences constitutionnelles sur le droit des Autochtones ; directeur et vice-chef de l’Assemblée des Premières Nations ; Ces différentes fonctions l’amèneront à se rendre en Suisse (ONU) et à rencontrer de grandes personnalités telles que Charles de Gaulle et Jacques Chirac.

Savez-vous que:

Les mots : Anorak, caribou, carcajou, manitou, mocassin, parka, pécan, pemmican sachem, squaw, toboggan, totem, tipi, wapiti sont des mots amérindiens.

Lorsque vous voudrez saluer nos danseurs au pow-wow 2018, retenez comment leur dire bonjour :
KWE pour les Attikameks et les Mohawk (avec une légère différence d’accent)
KWE KWE pour les Innus
Sachez cependant que dans le bonjour des amérindiens il y a plus qu’un bonjour, on y trouve aussi un sentiment de bienvenue et d’amitié.