Michelle Audette

Michelle Audette

01 juin 2019

Michèle Audette, leader autochtone reconnue, elle est aujourd’hui l’une des cinq commissaires (du gouvernement du Canada) qui se sont penchés sur les causes systémiques de la violence faite aux femmes. Dans les trente dernières années environ 4000 femmes des Premières nations ont été portées disparues ou ont été assassinées.

Michèle est née à Wabush au Labrador dans une communauté où la violence, les agressions sexuelles, le racisme et la discrimination font partie des réalités quotidiennes. Entre 1994 à 2004, Michèle Audette s’implique auprès de l’organisation « Femmes Autochtones du Québec (FAQ), dont elle devient la présidente à 27 ans.

Par cette enquête nationale le gouvernement canadien entendait accomplir un grand pas dans la réconciliation avec « les Premières Nations ». Cette enquête a été présidée par la juge autochtone Marion Buller accompagnée de quatre commissaires, dont Michèle Audette.

 « Nous sommes en présence d’un génocide. »

C’est la conclusion, sans appel, du rapport que l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a rendu  public ce 1er juin 2019.

Le système colonial, la Loi sur les Indiens, la rafle des années 60 et les pensionnats indiens figurent parmi les fondements de ce « génocide canadien », qui vise « tous les autochtones », mais surtout les femmes.

, « La réalisation de notre mandat a été une tâche ardue, et je me suis sentie souvent impuissante en entendant les témoignages de toutes les personnes qui ont généreusement contribué à l’exercice. » (Michelle Audette)