LES DANSES

LES DANSES

Précédées par la GRANDE ENTREE chaque pow-wow commence par une cérémonie appelée la Grande Entrée, qui consiste en un défilé de présentation pour ouvrir l’évènement.
Au son des chants et des tambours, les porteurs de staff (bâton orné représentant un peuple) ouvrent le cortège et sont suivis par les porteurs de drapeaux, les vétérans, les Head dancers (meneurs de danse), et finalement tous les danseurs qui participeront au pow-wow, les femmes et les enfants en dernier. Une fois tous les danseurs présents dans le cercle de danse, les chanteurs exécutent deux chants d’honneur, un pour honorer les drapeaux, et l’autre pour honorer les vétérans. Dés la Grande Entrée terminée les danses peuvent commencer.
Lors du pow-wow (indiens d’Amérique du Nord) les danses sont exécutées individuellement.

Il existe cependant des danses de couple, comme la Dance du Hibou (Plaines du Nord).

Les danses de l’amitié ou danses sociales sont des danses intertribales ouvertes au public, permettant à tous de célébrer ensemble et au cours d’une Round Dance tous les participants se donnent la main, formant un cercle autour de l’aire de danse. Les pow-wows se distinguent entre pow-wows traditionnels ou compétitifs.

« Danse avec la Loue« , nom du pow wow d’Ornans est un pow-wow traditionnel.                                                         Les danseurs de pow-wow portent des Régalias appropriées aux danses. L’ornementation, unique à chaque danseur, revêt un caractère sacré. Elle ne doit donc pas être interprétée comme un « costume folklorique ».              Les vêtements et accessoires de pow-wow sont créés avec beaucoup de soin et d’attention et ont une signification profonde et spirituelle pour le danseur.                                                                                                                                         Les danses les plus répandues sont : –

Pour les hommes : la danse traditionnelle des hommes, la danse des herbes et la danse libre.                               Danses traditionnelles : Ces danses varient d’une région à l’autre, bien que la plupart d’entre elles trouvent leur origine dans les traditions les plus anciennes des peuples autochtones des Plaines du Nord. Les pas des danses traditionnelles sont généralement près du sol et plus discrets que ceux des autres danses.                                         Précisons également que la danse traditionnelle des hommes est liée aux danses des sociétés guerrières. Après une bataille comme au retour de la chasse les guerriers reconstituaient leurs exploits à travers leurs danses. Les danseurs avancent lentement, frappant le sol de leurs pieds et balançant le corps en imitant les mouvements des animaux.

Dans des versions plus modernes les danses peuvent simuler les guerriers évitant les balles des fusils ennemis. Les costumes (régalias) portés par les hommes lors des danses traditionnelles démontrent les capacités personnelles de créativité et de talent artistique de chacun. Les motifs utilisés dans chacun des costumes sont liés à l’histoire des familles et des clans.                                                                                                                                                                              Les danseurs portent très souvent un « bustle » dans le dos. Le bustle (mot anglais) est une décoration circulaire composée de plumes (parfois d’aigle) représentant l’unité de toute chose.

Danse de l’herbe (Grass dance) : Il s’agit d’un style de danse originaire des sociétés guerrières des Grandes Plaines du Nord. Le Régalia des danseurs se caractérise par des franges de couleurs vives et de rubans. Plusieurs histoires expliquent les origines de la danse de l’herbe. On retient le plus souvent l’histoire des éclaireurs qui bénissent et aplatissent l’herbe avant une cérémonie. Les danseurs attachaient autrefois des tresses d’herbe à leur ceinture.                                                                                                                                                                                            Aujourd’hui elles ont été remplacées par des tresses de laine et des rubans. La danse de l’herbe est une danse rapide composée de mouvements de balayage et des figures symétriques. ce qu’ils font avec un pied, ils le font ensuite avec l’autre. Ils utilisent aussi beaucoup de mouvements de tête, d’épaules et de bras, et plient leur corps. Leurs différents mouvements font bouger les franges qu’ils portent d’une façon à rappeler le mouvement des herbes dans la prairie.

La danse libre des hommes : Rajout relativement nouveau aux pow-wow, on croit que cette danse est née de spectacles ambulants du Far West (tel celui de Buffalo Bill). Il en résulte un style de danse plus exubérant qui, depuis les années 1970, constitue le clou du spectacle dans de nombreux pow-wow.                                                                       Selon certains, l’évolution des mouvements pour les droits des Autochtones et le développement des pow-wows auraient incité les danseurs à faire de la danse libre une danse plus élaborée, plus colorée et marquée par une volonté d’exister des peuples premiers.

Pour les femmes : la danse traditionnelle, la danse des clochettes et la danse du châle (danse du papillon).   Danses traditionnelles : L’ornementation des costumes des femmes se compose le plus souvent d’une robe longue faite de peau de daim ou d’étoffe rehaussée de beaux motifs de perles. Les bijoux sont faits de perles, de pierres, d’os et de coquillages. Certaines danseuses portent un châle sur leurs épaules, tandis que d’autres peuvent avoir des éventails de plumes d’aigle qu’elles élèvent gracieusement, pendant leur danse, en signe de respect. Les pas de danse sont ceux d’une marche élégante avec de subtils mouvements de pieds. Cette danse très lente symbolise la longue attente des femmes du retour de leurs maris du combat. Les pieds des danseuses toujours très près du sol représentent le lien entre elles et la terre mère.

Danse du châle : C’est une danse récente apparue vers 1940 qui a ses origines dans une danse cérémonielle du nom de Butterfly Dance (danse du papillon). Le châle symbolise les ailes du papillon et les pas de danse son vol. Certaines tribus prétendent que cette danse symbolise de jeunes femmes dans la fleur de l’âge, qui émergent métaphoriquement de leur cocon pour entrer dans l’âge adulte.

Danse des clochettes : Les croyances sur cette danse de guérison sont multiples. D’une façon générale il est dit que le son des clochettes est un son guérisseur. Au gré des pas de danse, les malades se sentiraient de mieux en mieux, jusqu’à recouvrer une santé parfaite. Lorsque les femmes exécutent cette danse, elles prient pour leur santé et leur bien-être, ainsi que pour ceux de leur famille et de leur communauté. La robe à clochettes et ses rituels sont devenus depuis quelques années le symbole du pouvoir de la spiritualité autochtone et des femmes.

Suivant les invités vous aurez l’occasion de découvrir d’autres dances. Les danses ont été souvent modifiées au cours du temps et adaptées. Bien qu’elles varient du point de vue de l’ornementation et des pas de danse qui les accompagnent – ainsi que de leur origine, les danses de pow-wow restent un puissant témoignage de l’histoire du patrimoine et de l’identité autochtone tant culturelle que spirituelle.