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Février 2022

Nos amis de Guyane ont perdu l’un de leurs « dòkò »

Né le 24 décembre 1940, au village de Matta, il est arrivé en Guyane à l’âge de 49 ans fuyant la guerre civile au Suriname et s’était installé avec sa famille au village Pierre à Saint-Laurent-du-Maroni.

Alwin Manéwamo Karwafodi a été initié aux rites chamaniques sur l’Île Portal. Il avait une particularité, celle d’avoir acquis des compétences chamaniques à la fois amérindiennes (Lokono) et Bushinenghé (ensemble des peuples descendant d’esclaves africains). Il œuvrait ainsi (à sa façon), pour le rapprochement des peuples. Il s’en est allé à l’âge de 81 ans ce 29 janvier. Il était le dernier chamane guérisseur de Saint-Laurent avec une spécialité, celle de replacer les os.

La levée de deuil s’est tenue ce jeudi 3 février, sous le carbet les habitants sont venus nombreux pour se recueillir devant le portrait du guérisseur.

A l’heure d’une société où tout change, et change très vite, il est intéressant de voir se continuer le chamanisme, toujours fortement enraciné chez les « Peuples Premiers » de Guyane.

« Le chamanisme est l’une des plus anciennes traditions humaines, remontant à environ 1000 ans avant Jésus Christ.

Sa conception de l’homme et de la réalité se retrouve sur tous les continents de la planète, en étant à l’origine des principaux systèmes religieux et spirituels du monde entier.

Le chamanisme est un phénomène originaire, nous voulons dire qui appartient à l’homme en tant que tel, dans son intégrité, et non en tant qu’être historique, témoins les rêves d’ascension, les hallucinations, les images ascensionnelles qui se rencontrent partout dans le monde en dehors de tout conditionnement historique ou autre ».

Mircea Eliade (historien des religions, mythologue)

Les découvertes macabres se poursuivent au Canada

La Première Nation de Williams Lake, en Colombie-Britannique a annoncé, mardi 25 janvier, que ses recherches avaient permis d’identifier une centaine de sépultures humaines  sur le site de l’ancien pensionnat. St. Joseph, à 300 kilomètres au Nord de Kamloops.

Entre 1886 et sa fermeture en 1981, le pensionnat avait été géré « par diverses sectes religieuses », et principalement par des missionnaires catholiques sur ordre du gouvernement canadien.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire sur le site de St Joseph et nous avons l’intention de le poursuivre », a assuré Willie Sellars, chef de la communauté autochtone.

La Première Nation est en contact avec le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Marc Miller, et s’attend à ce qu’Ottawa couvre les coûts liés aux recherches, mais Willie Sellars aimerait aussi que l’Église catholique assume également une certaine responsabilité.

Photo : Ressources des pensionnats autochtones et de la réconciliation

Nous aimerions avoir de vos nouvelles, et surtout des conseils qui seront toujours les bienvenus.

Prenez bien soin de vous.

Avec toute notre amitié.

Le Comité, le 5 février 2022

Tout passe, les heures, les nuages dans le ciel, la vie des hommes emportés de la naissance vers la mort. Ne t’attache pas à la chronologie affective des choses. C’est une très mauvaise manière de voir le monde. Fais de chaque seconde une expérience enrichissante, sans t’inquiéter du temps qui fuit et des matins qui ne reviennent plus. Le présent est la seule chose qui n’ait pas de fin.

Sagesse indienne