JOSEPHINE MANDAMIN

JOSEPHINE MANDAMIN

JOSEPHINE MANDAMIN, la grand mère marcheuse de l’eau nous a quitté ce 22/02/2019, à 77 ans.

Connue sous le nom de grand-mère marcheuse d’eau ou grand-mère Joséphine, elle aura consacré sa vie à sensibiliser les gens au fait que l’eau représente un élément de connexion entre tous les êtres vivants. Elle était l’une des deux grand-mères fondatrices qui ont lancé les « Water Walks » (marches de l’eau). Elle a effectué ces marches au Canada, en Amérique centrale et aux États-Unis, parcourant plus de 16 000 kilomètres ces cinq dernières années. En 2015 elle a reçu le « pris du patrimoine » de l’Ontario pour son travail exceptionnel (Prix du lieutenant-gouverneur).

La Nation entière Anishinaabeg, très attristée du décès de cette grande Dame, protectrice de l’eau, enseignante et militante d’une grande probité lui a rendu un vibrant hommage.

« Elle a touché nos vies et nous sommes infiniment reconnaissants d’avoir acquis du savoir et de la sagesse grâce à cette femme inspirante et à son œuvre. 

Miigwetch grand-mère Joséphine. » 

 

Joséphine et sa petite nièce Autumn

 

Autumn, suit les traces de sa grande tante et depuis l’âge de 8 ans elle est « Porteuse d’eau » 

A l’âge de 10 ans elle a été invitée à prononcer un discours devant l’Assemblée générale des Premières Nations, où elle a exhorté à mieux protéger l’eau sacrée.

En 2015, Autumn Peltier a été invitée à participer à une conférence sur le climat, en Suède, qui a rassemblé 64 enfants en provenance de 32 pays. Leurs demandes aux dirigeants du monde ont été adressées lors de la COP21 à Paris.

 

Les peuples autochtones considèrent l’eau comme le premier esprit vivant de la Terre, et donc comme un cadeau sacré du Grand Esprit.

 

«  Lorsque nous sommes en harmonie avec l’eau, nous prions pour elle.            

Pour l’eau que nous prenons à la rivière, nous prions et nous lui parlons. Nos esprits et nos cœurs sont avec l’eau que nous portons. L’eau est très précieuse. Nous l’avons adoptée. Nous l’avons recueillie au fil de nos pas et nous la transportons d’un endroit à un autre avec amour et respect.

Nous, en tant qu’Anishinaabeg, avons des devoirs qui nous ont été donnés par le Créateur. Lorsque nous sommes descendus sur Terre, nous sommes passés du monde spirituel au monde matériel. On nous a confié des responsabilités, des rôles, dont nous devons nous acquitter. Nous avons la grande mission de prendre soin de la Terre. Et c’est pourquoi nous parlons au nom de la Terre-Mère maintenant. Ce travail nous le devons, et particulièrement maintenant, à une époque où elle souffre vraiment. On la pollue, la prostitue, la vend. Tout ce qui lui arrive nous touche, et marque les femmes. Ainsi, lorsque je songe à la façon dont nous, les femmes, devons porter notre fardeau, nous devons vraiment réfléchir et voir à quel point il est important que nous sachions qui nous sommes en tant que femmes. Comme il est important que nous prenions conscience de notre puissance et de notre capacité d’orienter le changement. »

Joséphine Mandamin